CONTE DE LA NEIGE NOIRE

De la démolition comme art et comme projet

de Jean-Yves Picq
F1010039


I
l était une fois Martine, ouvrière en usine de limaille, qui avait poussé son petit frère à suivre des études d’économie, pour qu’il aille « un peu plus haut ».
Seulement Thomas n’est pas d’accord avec ce qu’il entend, avec ce qu’il apprend, dans sa Haute école, il en informe sa sœur lorsqu’il rentre à la maison.
Celle-ci n’entend pas, ne peut pas entendre, déjà assise sur une vie de travail pour remplir les assiettes du foyer, ses convictions ne peuvent flancher et elle lui dit « ça va passer ».

Martine prend la parole pour nous raconter son histoire, son passé.
Elle nous fait le récit des ses souvenirs, de cette leçon qui lui a été donnée.
Grâce à ses mots, Thomas est toujours là, en pointillés, presque réel.


Avec : Mathilde Aurenty

Mise en scène : Leslie Gruel et Yohann-Hicham Boutahar

 

Prochaines dates : du 24 au 26 juin au Festival de Caves à Valence, le 29 au théâtre de Verre à Paris

 

Quand l’homme a inventé la machine
la machine a créé l’accident
et à l’accident l’homme a répondu
par l’assurance,
et avec l’assurance a été créé le contrat
et le contrat est devenu pire que l’accident !
Quand il y a un accident,
maintenant,
les hommes s’enfuient,
à cause du contrat.

Jean-Yves Picq